
"Le coeur de Montfrin revet un enjeu politique, économique et social. La démarche de valorisation du patrimoine me paraît essentielle et indispensable. Eliminer les ruines, rendre le village accueillant, retrouver une qualité urbaine et environnementale. Tout cela améliorera la vie quotidienne des habitants et relancera le commerce. Il faut organiser l'urbanisme en fonction des nouveaux besoins et tenir compte des nouvelles contraintes financières (notamment la désolvabilisation de certains en matière de capacité d'emprunt pour se loger ou pour assumer un loyer). Dès lors on peut considérer que la rénovation du patrimoine bâti deviendra une préoccupation majeure. Mais je pense qu'une collectivité n'a pas vocation à devenir propriétaire bailleur. Elle doit en revanche mettre tout en oeuvre pour faciliter les choses, aider les projets à se développer, former des partenariats, mais laisser le métier à ceux qui le maîtrisent et qui ont le savoir-faire. Nous en avons un exemple avec Vaucluse Logement qui a réhabilité 4 logements dans le centre du village en maîtrisant le projet de la rénovation à la gestion. A ce stade je ne peux que remercier et féliciter cet acteur incontournable et l'encourager à continuer dans cette voie et sur Montfrin."
Claude Martinet, Maire.

Vaucluse Logement : Les 5 communes du canton ont choisi de mutualiser leurs équipements et vous êtes un ardent défenseur de cette méthode qui s’inscrit par ailleurs dans le développement durable de votre territoire. Pourquoi ce parti ?
Patrick Vacaris : C’est le moyen de construire l’avenir en réalisant des économies d’échelle et en additionnant nos compétences au service du public. Etant conseiller général du canton, j’accélère effectivement le développement d’une culture de mutualisation, car une commune ne peut plus porter seule un projet d’envergure. Un syndicat intercommunal, lui, peut s’engager sur 30 ans. Je prends l’exemple de la gendarmerie que Vaucluse Logement est en train de construire. Il est anormal que Rochefort soutienne ce projet seul, puisque ce service travaillera en complémentarité avec les polices nationales des Angles et de Villeneuve et que son influence rayonnera au-delà de la commune, jusqu’à Saze et Pujaud. C’est un équipement au service des 35 000 habitants du canton et le Grand Avignon l’a bien compris en lui accordant, dans ce contexte particulièrement difficile, 100 000 € par an, pendant 3 ans.
VL : D’autres projets sont en cours avec les élus du canton ?
Patrick Vacaris : Cette mandature, c’est du bonheur, car nous allons construire tout en restant raisonnable. Nous avons le privilège de bien nous entendre et d’avoir tous les 5 la volonté d’entreprendre. Nous sommes à l’écoute des besoins de nos concitoyens : l’agrandissement de la piscine de Villeneuve, une école de musique cantonale pour une offre de cours plus large, une réflexion sur le transport intercommunal existant… Nous répondrons aux besoins réels des habitants.
VL : Un autre grand projet que vous menez avec le SDIS* va, je crois, voir le jour ?
Patrick Vacaris : Oui, c’est la construction d’une 2e caserne de pompiers, sur la commune des Angles, au cœur du territoire, au service de 40 000 habitants répartis sur 10 communes. Celle qui existe au centre de Villeneuve a perdu de son opérationalité, les délais d’intervention étant trop longs. Il a fallu 2 ans de négociations pour arriver à un accord sur le financement du terrain et la viabilité. Mais nous y sommes parvenus ! SDIS : Service départemental d’incendie et de secours.
Propos recueillis par Danielle Watson auprès de Patrick Vacaris, le 27 février 2009.